COMÉDIE ITINÉRANTE > SPECTACLE
- Désertion - THÉÂTRE
- Du 30 mars au 13 mai 2005
- Pauline Sales l Philippe Delaigue

Texte Pauline Sales l Mise en scène Philippe Delaigue l Avec Philippe Delaigue, Vincent Garanger, Cédric Michel l Collaboration à la mise en scène Simon Delétang l Scénographie et costumes Marc Lainé l Lumières Christian Pinaud l Création son Philippe Gordiani l Production Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche avec la participation artistique de l'ENSATT
Un homme en robe est-il toujours un homme ? Une comédie douce-amère où Philippe Delaigue, Vincent Garanger et Cédric Michel jouent avec délectation de la dualité qui habite chaque individu. Un spectacle créé en 2005 pour la Comédie itinérante.
Evitant les écueils (spectacle au rabais, venue sans lendemain, etc.), la Comédie itinérante présente des pièces jouées dans les mêmes conditions qu'à Valence. Cela ne va pas de soi, car les villages n'ont à proposer qu'une salle de ping-pong, une grange, au mieux une salle des fêtes – comme à Châteauneuf – dont l'acoustique laisse à désirer. Il faut donc tout apporter, du cadre de scène aux gradins. Arrivant le matin, quatre techniciens de Valence, aidés, si tout va bien, par des bénévoles locaux, montent donc tout un théâtre à l'intérieur du lieu choisi. Ce soir on présente DÉSERTION, une pièce de Pauline Sales mis en scène par Philippe Delaigue. DÉSERTION joue joliment sur le devenir femme qui habite le corps masculin et, singulièrement, celui des acteurs. Un homme en robe est-il toujours tout à fait un homme ?Question d'autant plus drôle à Châteauneuf-de-Galaure, fief catholique (pas d'école publique dans la commune) et haut lieu de retraite. L'arrivée de la Comédie itinérante ne s'y est pas faite sans toussotements : l'adjoint au maire, président du comité des fêtes, comprend mal que l'on ne puisse pas installer 300 chaises (les gradins apportés permettent à 70 spectateurs de bien voir, d'ailleurs il n'en viendra pas plus). Le spectacle, très apprécié, mettra tout le monde d'accord et on bavardera longuement autour d'une assiette et d'un jus d'orange.
J-P. Thibaudat (Libération)
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