COMÉDIE ITINÉRANTE > SPECTACLE
- Sorcières ! Rien d'humain - THÉÂTRE RÉPERTOIRE
- Du 13 janvier au 17 février 2010,
20h, en Drôme et en Ardèche - Marie NDiaye l Olivier Werner


texte Marie NDiaye—mise en scène Olivier Werner—avec Yves Barbaut, Juliette Delfau, Pauline Moulène—scénographie, patines et décoration Diane Thibault—création lumière Kevin Briard—création son Frédéric Bühl—costumes Dominique Fournier—régie générale Gilbert Morel—production Comédie de Valence–Centre dramatique national Drôme-Ardèche—avec la participation artistique de l'ENSATT—Rien d'humain est issu d'une commande d'écriture passée à Marie NDiaye par la Comédie de Valence—la pièce a été créée en 2004 puis en 2009, dans le cadre de la permanence artistique—“Rien d'humain” est publié aux éditions les Solitaires intempestifs—durée 1h15 entracte compris
Une plongée envoûtante dans l'univers de Marie Ndiaye, avec petits sortilèges en préambule
La saison dernière Olivier Werner créait une nouvelle fois “Rien d'humain” de Marie NDiaye pour la Comédie de Valence et la résidence au Théâtre de l'Est Parisien. Le spectacle revient sur nos plateaux de théâtre à Valence et dans le cadre de la Comédie itinérante. Le même et pas tout à fait le même. Le même avec toujours comme interprètes, Juliette Delfau, Pauline Moulène et Yves Barbaut. Pas tout à fait le même car cette nouvelle version sera agrémentée d'un préambule sous forme de petit rituel d'envoûtement à trois voix, sur des formules secrètes recueillies au fil des lectures de l'œuvre de Marie NDiaye… Après une courte pause, vous assisterez à “Rien d'humain”.« (…) Dans “Rien d'humain”, pièce écrite en 2004, la romancière de “Rosie Carpe” fait preuve une nouvelle fois de sa façon singulière de regarder sous la surface des choses. Avec quel art du mystère et du non-dit elle emmène le spectateur dans cette fable à la fois réaliste et fantastique… Une femme, Bella, revient d'Amérique seule avec ses trois petits enfants. Elle pense retrouver son luxueux appartement, qu'elle a prêté, avant de partir, à son amie Djamila. Mais l'amie refuse de le lui rendre. Elle a pris possession des lieux, au sens le plus fort du terme.
De ses doigts de fée, Marie NDiaye dévide avec une tranquille cruauté une pelote où se mêlent de façon inextricable rapports familiaux, rapports de classe et rapports raciaux. De ce qui réunit les deux protagonistes sous le regard indécis du voisin, on n'en dira pas plus, pour se contenter d'admirer avec quelle maestria Marie NDiaye tisse les entrelacs de la domination et de la culpabilité… »
Fabienne Darge – Le Monde