FESTIVAL TEMPS DE PAROLE > SPECTACLE
- Le Révizor - THÉÂTRE
- Le 22 janvier 2010,
20h, le Bel Image - Gogol l Nikolaï Kolyada


texte Nikolaï Gogol—mise en scène Nikolaï Kolyada—avec la troupe de Kolyada Irina Belova, Youlia Bespalova, Sergueï Bogorodsky, Anton Boutakov, Anna Danilina, Irina Ermolova, Sergueï Fiodorov, Natalia Garanina, Konstantin Itounine, Alexeï Jdanov, Lioubov Kocheleva, Sergueï Kolessov, Svetlana Kolessova, Nikolaï Kolyada, Karen Kotchiarian, Alexandre Koutchik, Anton Makouchine, Vassilina Makovtseva, Alexandre Ouglov, Irina Plesniaeva, Vladimir Potseloujev, Sergueï Rovine, Alexandre Sissoev, Maxim Tarassov, Vera Tchernova, Evgueni Tchistiakov, Sergueï Touchov, Vera Tzvitkis, Alexandre Vakhov, Oleg Yagodine, Tamara Zimina—assistante à la mise en scène, accessoires Alexandra Tchikanova—lumières, son Denis Novosselov—costumes Lioubov Rodigina, Natalia Gorbounova, Svetlana Yakina—production Kolyada Théâtre, Ekaterinbourg—production de la tournée Théâtre Romain Rolland–Villejuif—avec le soutien de l'ONDA et de CulturesFrance dans le cadre de l'année croisée France/Russie 2010—durée 2h40 entracte compris
Spectacle en russe surtitré en français
Spectacle en russe surtitré en français
Kolyada Theatre
« “Le Révizor”, la pièce la plus célèbre de Nikolaï Gogol, ne vieillit jamais tant elle décrit les travers de nos sociétés : magouilles, passe-droits, abus de pouvoir, flatterie, veulerie, prétention, oppression et autres joyeusetés. Tout cela à travers un formidable quiproquo qui met tout le monde à nu dans une bourgade provinciale troublée par l'arrivée inopinée d'un “révizor”, sorte d'inspecteur et représentant de l'État central. La mise en scène de Kolyada sert et transfigure Gogol. Dans un rustique bania – les bains russes – les notables attendent le soi-disant Révizor. Parés d'habits rappelant l'Asie centrale, ils imaginent des stratagèmes en buvant de la vodka. La saleté des âmes qui ne connaît pas de frontière n'a d'égale que celle des corps. On ne cesse de laver le sol, mais la saleté revient toujours. À leurs pieds, la terre russe, noire, très noire, est là, omniprésente, en contraste à la poudre blanche dont le faux Révizor se couvre le visage. C'est à ce genre de détail que l'on reconnaît la poésie de Kolyada, qui révèle ici la puissance de sa vision du monde et du théâtre. »
J.P. T.