FESTIVAL TEMPS DE PAROLE > SPECTACLE
- Faut qu'on parle ! - DANSE-THÉÂTRE
- du 26 au 29 mai
19h, Théâtre de la Ville - Hamid Ben Mahi l Guy Alloucherie

conception Hamid Ben Mahi et Guy Alloucherie—textes de Guy Alloucherie et Hamid Ben Mahi—avec Hamid Ben Mahi—mise en scène Guy Alloucherie—chorégraphie Hamid Ben Mahi—dramaturgie, vidéo Martine Cendre—assistant et conseil artistique Hassan Razak—scénographie et lumière Frantz Loustalot—environnement sonore Nicolas Barillot— régie générale Pierre Martigne—production Compagnie Hendrick Van Der Zee—coproduction Parc de la Villette–Rencontres de la Villette, Le Cuvier de Feydeau (Artigues-près-Bordeaux), l'Office Artistique de la Région Aquitaine, Culture Commune–Scène nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais, le Festival d'Avignon, les Hivernales–Centre de développement chorégraphique Avignon Provence-Alpes-Côtes d'Azur, la Caisse Centrale d'Activités Sociales du personnel des industries électrique et gazière—avec le soutien de culturesfrance—création festival d'Avignon 2006
durée 1h00
durée 1h00
Un roman de vie raconté, slammé et dansé par Hamid Ben Mahi
Il y a une urgence dans le titre du spectacle hip hop de Guy Alloucherie et Hamid Ben Mahi.Faut qu'on parle, donc ! De l'immigration, du racisme ordinaire, de la guerre d'Algérie, des pères et mères exilés, de la cité. Du hip hop aussi, qui sauve la mise et la vie. Et il parle bien, Hamid Ben Mahi. En conteur, en show man, en palabreur, il sait harponner son public et le garder haletant. Il danse aussi, félin, rapide, poreux aux changements d'atmosphère. Il se dévoile, juste ce qu'il faut pour ne pas tomber dans l'exhibitionnisme, mais nous donner le sentiment qu'il livre des confidences, nous fait un cadeau. Un émouvant manifeste intime conçu en complicité avec le metteur en scène Guy Alloucherie qui, du cirque à la danse, en passant par l'image et la musique, mène depuis plusieurs années un patient et délicat travail de mémoire sur les oubliés de notre société.
« Hamid Ben Mahi a su arracher à son parcours les pépites, tantôt drôles, tantôt amères, généralement les deux à la fois, qui font de sa vie un roman à péripéties. Kidnappé avec sa sœur par son père qui les ramène en Algérie alors qu'ils sont tout-petits, de retour à Bordeaux à l'âge de six ans près de sa mère, Hamid Ben Mahi semble toujours étonné de s'en être bien sorti. Rudement heureux aussi d'avoir pu transformer grâce à la danse – médaille d'or de danse jazz du Conservatoire de Bordeaux, il a décroché une bourse pour se former à l'école Alvin Ailey à New York et a ensuite fondé sa compagnie – une formule de vie plombée en bulletin de santé florissant. Pour lui, pour nous, pour la suite de l'histoire collective, il faut qu'il parle. »
Rosita Boisseau, Le Monde