SAISON > SPECTACLE
- Casimir et Caroline - THÉÂTRE
- Les 03 et 04 mars 2010,
20h, le Bel Image - Ödön von Horváth l Emmanuel Demarcy-Mota

texte Ödön Von Horváth—nouvelle traduction François Regnault—mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota—avec Cyril Anrep, Élodie Bouchez, Charles-Roger Bour, Céline Carrère, Laurent Charpentier, Ana das Chagas, Thomas Durand, Sandra Faure, Gaëlle Guillou, Muriel Ines Amat, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Krähenbühl, Olivier Le Borgne, Alain Libolt, Constance Luzzati, Gerald Maillet, Walter N'Guyen, Hugues Quester, Pascal Vuillemot—assistant à la mise en scène Christophe Lemaire—scénographie et lumières Yves Collet—environnement sonore Jefferson Lembeye—costumes Corinne Baudelot—accessoires Clémentine Aguettant—travail vocal Maryse Martines—images vidéo Mathieu Mullot—collaboration scénographique Michel Bruguière, Perrine Leclerc-Bailly—production Théâtre de la Ville-Paris—coproduction La Comédie de Reims, Le Grand T Nantes-scène conventionnée de Loire-Atlantique—avec le soutien de la Région Rhône-Alpes dans le cadre du Réseau des Villes—durée 1h45
Une version généreuse et remarquablement maîtrisée du chef d'œuvre d'Horváth.
“Casimir et Caroline” se passe à Munich au seuil des années 30, pendant la montée du nazisme, mais la pièce peut opportunément renvoyer à une autre crise économique, bien actuelle celle-là. Une foule hétéroclite déambule au milieu du fracas et de la joie factice d'une fête foraine : des vieux beaux, riches et libidineux, de jeunes ouvriers pessimistes, des gamines aguicheuses, des forains roués et des monstres qu'on exhibe. Parmi ces gens du peuple, un jeune couple ordinaire à peine sorti de l'adolescence. Ils s'aiment, mais sont en plein décalage, en plein malentendu : Casimir vient de perdre son emploi et Caroline rêve d'évasion, d'argent, en tout cas d'une vie meilleure, peu probable tout au moins avec lui. Entre le doute et l'insouciance, la bière coule à flots, les chansons à boire et les chants de guerre déchirent les tympans… Pour sa première mise en scène en tant que directeur du Théâtre de la Ville à Paris, Emmanuel Demarcy-Mota signe avec sa troupe un spectacle-manifeste qui renoue avec la puissante grammaire du théâtre : scènes de foules méticuleusement chorégraphiées, choralité, force signifiante des lumières, puissance de la musique, ingéniosité de la machinerie théâtrale…