SAISON > SPECTACLE
- La Paranoïa - THÉÂTRE
- les 05 et 06 novembre 2009,
20h, le Bel Image - Rafael Spregelburd l Marcial Di Fonzo Bo—Élise Vigier

texte Rafael Spregelburd—traduction Marcial Di Fonzo Bo et Guillermo Pisani—mise en scène Marcial Di Fonzo Bo, Élise Vigier—avec Marcial Di Fonzo Bo, Rodolfo de Souza, Frédérique Loliée, Pierre Maillet, Clément Sibony, Élise Vigier, Julien Villa—décor et lumières Yves Bernard—images Bruno Geslin, avec la collaboration de Romain Tanguy—costumes Anne Schotte—son Manu Léonard—perruques et maquillages Cécile Kretschmar assistée de Sarah Dureuil—dramaturgie Guillermo Pisani—production Théâtre National de Chaillot–Paris, Centre Dramatique National de Tours–Nouvel Olympia, Théâtre National de Bretagne–Rennes, Théâtre de Nîmes, Le-Maillon, Théâtre de Strasbourg-Scène européenne, Théâtre de la Place de Liège–Belgique—avec la participation artistique du Jeune Théâtre National—production déléguée Théâtre des Lucioles–Rennes—le Théâtre des Lucioles est soutenu par la DRAC Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Général d'Ille-et-Vilaine, la Ville de Rennes—les pièces de Rafael Spregelburd sont représentées par L'Arche Éditeur—création 2009
Une pièce de science-fiction drôle et déjantée
“La Paranoïa” se déroule plus au moins 5.000 ou 20.000 ans après J.-C., à un moment où les humains entretiennent une relation très étrange avec des créatures extra-terrestres beaucoup plus puissantes qu'eux : les intelligences. L'équilibre qui garantissait leur relation est sur le point de se rompre car la fiction, seule monnaie d'échange des humains, que les intelligences consomment en abondance comme une épice rare et délicieuse, est proche de disparaître. Hagen, mathématicien, Claus, astronaute, Julia Gay Morrison, écrivain à succès, et Béatrice, une G4 (très ancien modèle de robot, à la mémoire corrompue), sont accueillis dans un hôtel délabré de Piriapolis (Uruguay) par le Colonel Brindisi des Opérations Spéciales Terriennes, pour une mission délicate : inventer en 24 heures une fiction que les intelligences n'aient pas déjà ingurgité. Il en va de la survie de l'espèce…Après nous avoir fait redécouvrir Copi dans des versions aussi drôles que détonantes, Marcial di Fonzo Bo et Élise Vigier poursuivent leur œuvre de passeur avec Rafael Spregelburd, l'un des représentants les plus brillants d'une nouvelle génération de dramaturges argentins extrêmement inventive et prolifique. “La Paranoïa” est le troisième texte de Spregelburd que di Fonzo Bo met en scène, après “La Estupidez” (La Connerie) et “El Pánico” (La Panique). Les trois textes font partie de la multiforme et démesurée “Heptalogie de Hieronymus Bosch”, série de sept pièces initialement inspirée par la table des Sept péchés capitaux de Jérôme Bosch et qui retrace nos dérives contemporaines. Empruntant au cinéma autant qu'au théâtre ses modes de narration et de construction, “La Paranoïa” est un coup d'état permanent en forme d'éclat de rire, une formidable machine désopilante qui démonte les mécanismes de la fiction.