SAISON > SPECTACLE
- Entracte - DANSE
- le vendredi 3 avril
20h, le Bel Image - Josef Nadj

chorégraphie et scénographie Josef Nadj—composition musicale Akosh Szelevényi—création lumière Rémi Nicolas—mise en son Jean-Philippe Dupont—constructeurs décors et objets scéniques Olivier Berthel, Clément Dirat, Julien Fleureau, Julien Brochard—décoratrice Jacqueline Bosson—costumes Françoise Yapo—assistante costume Karin Wehner—direction technique Sébastien Dupont—danseurs Ivan Fatjo, Peter Gemza, Cécile Loyer, Josef Nadj—musiciens Róbert Benkó, Eric Brochard, Gildas Etevenard, Akosh Szelevényi—production Centre Chorégraphique National d'Orléans—coproduction avec le Théâtre de la Ville–Paris, la Filature , Scène Nationale–Mulhouse et l'Opéra de Lille, avec le soutien du Carré Saint Vincent–Scène Nationale d'Orléans—spectacle accueilli avec le soutien de la Région Rhône-Alpes dans le cadre du Réseau des Villes
durée 1h00
durée 1h00
Un rébus spectaculaire pour quatre danseurs et quatre musiciens, du pur Nadj
À mi-chemin entre théâtre et danse, le langage de Josef Nadj est nourri par la littérature, la poésie, la peinture et la musique. Dans chacun de ses spectacles, il offre en partage son monde mystérieux, tragique, tendre et drôle, hors du temps. Dans “Asobu”, en 2006, il nous entraînait dans une traversée de l'œuvre d'Henri Michaux, prélude à cet “Entracte” qui explore les mystères du “Yi King” ou “Livre des transformations”. Œuvre fondatrice de la civilisation et de la sagesse chinoises, le “Yi King” est un outil de connaissance de soi.Ses soixante-quatre hexagrammes (figures composées chacune de six traits) proposent, à partir d'éléments concrets, une représentation globale de l'univers dans son infinie diversité et ses mutations constantes.
“Entracte” s'écrit sur cette trame, avec quatre danseurs –dont Nadj lui-même– et quatre musiciens au centre du dispositif scénique. La musique d'Akosh Szelevényi, déjà compositeur pour “Asobu”, est, littéralement, au coeur de la partition chorégraphique. En soixante-quatre tableaux –et soixante-quatre minutes– Josef Nadj opère ici, dans l'esprit du “Yi King”, une synthèse de son travail en même temps qu'il dresse un autoportrait.
« “Entracte” est une pièce à la force visuelle rare, du pur Nadj pour ainsi dire, qui vous entraîne
dans un univers singulier. “Entracte” est aussi et surtout une chorégraphie à énigmes qui
dévoile au fur et à mesure ses cauchemars et ses rêves. Josef Nadj y joue du corps d'une
danseuse comme d'un pinceau, les pieds trempés dans l'encre rouge. De paravents éclairés,
les danseurs font un théâtre d'ombres inédit avec des bouquets de fleurs à la main tandis
que sur le devant de scène des blocs de glace fondent. (…) Une danse urgente. »
Philippe Noisette, Danser