SAISON > SPECTACLE
- Le pulle (Les putains) Opérette amorale - THÉÂTRE ET MUSIQUE
- les 5 et 6 mars,
20h, le Bel Image - Emma Dante

texte et mise en scène Emma Dante—musique originale Gianluca Porcu—paroles des chansons Emma Dante—avec Elena Borgogni, Sandro Maria Campagna, Sabino Civilleri, Emma Dante, Ersilia Lombardo, Manuela Lo Sicco, Carmine Maringola, Alessio Piazza, Antonio Puccia—scénographie Carmine Maringola—création lumière Cristian Zucaro—costumes Emma Dante—coordination générale Fanny Bouquerel—production Théâtre du Rond-Point–Paris, Teatro Mercadante–Napoli—coproduction Théâtre national de la Communauté Française–Bruxelles—création 2009
Spectacle en palermitain surtitré en français
Spectacle en palermitain surtitré en français
LA brutalité joyeuse d'un chœur de prostitués mené par Emma Dante, nouvelle figure du théâtre italien.
Ce qu'ausculte Emma Dante, au fil d'un théâtre du corps pour le moins détonnant, c'est Palerme. Un grand musée où la culture côtoie l'ignorance, où le beau et le laid, la richesse et la misère s'entremêlent. Elle y est née il y a quarante ans, en est partie le temps de faire l'actrice à Rome, avant d'y revenir, comme aimantée, fonder sa compagnie, Sud Costa Occidentale. C'est là qu'elle puise l'inspiration de spectacles dont elle signe d'un même mouvement texte et mise en scène, toujours en dialecte palermitain. Ses premières oeuvres parlent de femmes, de mères, de familles, n'hésitent pas à brocarder la mafia… Un théâtre ancré sans sa sicilianité et pourtant universellement ressenti parce que visuel, physique, nourri de symboles. “Le Pulle”, sa nouvelle création, met en scène les prostitués travestis de Palerme - pulle, du latin puellae (filles) signifie putains” en palermitain. Emma Dante leur dédie cette “opérette morale” où ils-elles chantent et dansent pour célébrer ce qui serait le plus beau rêve de leur vie.
« Elle est devenue, en moins d'un an et à travers cinq pièces, le phénomène théâtral français de l'année. Sicilienne à peine quadragénaire, cette Palermitaine passionnée a choisi de travailler dans sa ville... Ce qui la caractérise, c'est la force vitale, le refus des pleurnichements, la brutalité joyeuse par laquelle s'expriment les sentiments de ses personnages, puisés dans les milieux déshérités. »
Laurence Liban, L'Express