SAISON > SPECTACLE
- Saint-Elvis - THÉÂTRE CRÉATION
- du 24 au 29 novembre, 20h et
du 24 au 28 février, 21h
la Fabrique - Serge Valletti l Olivier Werner

texte Serge Valletti—mise en scène Olivier Werner—avec Claire Semet et Olivier Werner comédiens de la
troupe permanente de la Comédie de Valence et Anthony Poupard—assistante à la mise en scène Marie Lounici—scénographie Diane Thibault—création son Géraldine Foucault—création lumière Kévin Briard—
création costumes Dominique Fournier—Le texte de la pièce est édité chez Atalante Editions—production Comédie de Valence–Centre dramatique
national Drôme-Ardèche—avec la participation artistique de l'ENSATT et du Jeune Théâtre National—création 2008
troupe permanente de la Comédie de Valence et Anthony Poupard—assistante à la mise en scène Marie Lounici—scénographie Diane Thibault—création son Géraldine Foucault—création lumière Kévin Briard—
création costumes Dominique Fournier—Le texte de la pièce est édité chez Atalante Editions—production Comédie de Valence–Centre dramatique
national Drôme-Ardèche—avec la participation artistique de l'ENSATT et du Jeune Théâtre National—création 2008
L'histoire d'un type qui se prenait pour Elvis Presley, l'ennui c'est que c'était vraiment Elvis Presley
“Saint Elvis”, c'est une coupe transversale de la vie d'un homme qui se prend pour la réincarnation d'Elvis Presley. À ses cotés “Gladys”, qui joue le rôle de sa mère et “le Colonel”, celui de son impresario. Et tous trois du même coup, à force de se prendre pour autrui n'existent plus pour eux-mêmes. C'est donc l'histoire de trois personnes qui à leur insu ont fini par se prendre totalement pour ce qu'ils incarnent. Les voilà qui jouent et rejouent inlassablement leur rôle, devant le public, dans ce qui pourrait ressembler à l'antre d'un fan adolescent attardé, ou peut-être est-ce un box de parking aménagé à moins que cela ne soit une chambre d'hôpital psychiatrique. Ils parlent pour tenter d'exister à nouveau dans le réel, mais la fiction les tient. La langue qu'ils parlent - qui les parle - ne leur laisse aucun répit. De digressions permanentes en parenthèses démesurées ils essayent encore un fois de raconter de façon cohérente leur histoire afin d'en sortir, mais la mythomanie les rattrape et les absorbe. Gourmandise de l'imaginaire qui sait se faire plus attirant que le réel. Chez ces trois-là, l'hyperactivité mentale devenue parole flirte avec l'état de délire.Paranoïa et schizophrénie guettent ceux qui ne savent plus s'arrêter de parler, d'inventer, de créer.
« J'écris pour voir où ça va » dit Serge Valletti. Et quand on lui demande s'il est un auteur comique, il répond « Si je dis non vous n'allez jamais me croire ! ».
Olivier Werner
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