SAISON > SPECTACLE
- Regarde maman, je danse - THÉÂTRE
- du 16 au 18 octobre,
20h, le Bel Image - Vanessa Van Durme l Frank Van Laecke

texte et actrice Vanessa Van Durme—mise en scène Frank Van Laecke—coaching Griet Debacker—lumières Jaak Van de Velde—traduction Monique Nagielkopf—production Swan Lake—diffusion Frans Brood Productions—coproduction La Rose des Vents–Villeneuve d'Ascq, Le Rive Gauche–Saint-Etienne-du-Rouvray, Théâtre de la Ville–Paris
durée 1h25
durée 1h25
Le fado lancinant d'un être humain à la recherche du simple bonheur. L'autoportrait poignant et drôle d'un garçon qui rêvait d'être danseuse.
Lorsqu'elle était petite, Vanessa était un garçon. Il (elle) jouait avec des poupées, mettait les lingeries de sa maman, s'imaginait en princesse, fée, danseuse. Un jour, le garçon devenu homme décide de se transformer en femme et s'engage dans un chemin de sang et de larmes. Auteure et actrice de sa propre vie, la dramaturge et comédienne belge raconte soixante ans d'une quête d'identité houleuse, douloureuse, féroce. Pas d'effets poétiques ni de fioritures dans ce théâtre autobiographique, un langage cru, dur parfois, mais aussi un humour décapant et un travail d'artiste de haut niveau pour dévoiler le tréfonds de son âme sans faux-semblant. Son récit livré comme un fado captivant est un souffle d'espoir qui emporte avec lui préjugés et jugements. « C'est une femme tout simplement qui est là, sur scène, avec son mètre 90, sa combinaison rose et ses pieds nus. Quand elle parle de la première fois où elle a été pénétrée par un sexe d'homme, son visage marqué est de toute beauté. “Je me suis sentie incroyablement heureuse. C'était si bon. Rentrer chez soi, arriver au port. Le voyage avait été si long.” Un voyage que Vanessa raconte sans le masque de la pudeur, en faisant rire la salle aux éclats. Mais ces rires s'effacent peu à peu. Aux applaudissements, on sent que chacun aurait envie de prendre dans ses bras cette femme bouleversante. Parce que c'est une femme qui n'a jamais renoncé. Une leçon de vie. »
Brigitte Salino, le Monde