SAISON > SPECTACLE
- Par les villages - THÉÂTRE
- du 5 au 17 mai, 20h, la Fabrique
- Peter Handke l Olivier Werner

"Par les villages" de Peter Handke / traduction Georges Arthur Goldschmidt (Éditions Gallimard) / mise en scène Olivier Werner / avec Catherine Benhamou, Roseleine Bicep, Juliette Delfau, Vincent Garanger, Réda Kateb, Pauline Moulène, Cédric Michel, Olivier Sabin, Olivier Werner / scénographie et costumes Diane Thibault et Olivier Werner / création sonore Frédéric Bühl / création lumière Kévin Briard / costumière Dominique Fournier / régie général Gilbert Morel / régie lumière Guillaume de la Cotte, Serge Ugoline / régie plateau Guillaume Zénor / l'Arche est agent théâtral du texte représenté / production Comédie de Valence, CDN Drôme-Ardèche / avec la participation artistique de l'ENSATT / création 2008
Après avoir incarné Gaspard, Olivier Werner met en scène avec les comédiens permanents une des plus belles pièces de Peter Handke
Au théâtre, dans ses essais, ses romans, Peter Handke a construit une oeuvre qui fait de lui l'un des principaux auteurs contemporains de langue allemande. Il publie “Par les villages” en 1982. Il n'a alors plus écrit pour la scène depuis 1973. Dans ce « poème dramatique » qui prend des allures de pièce de théâtre, il évoque la tragédie des anciens et explore le monde actuel au feu d'une parole à la fois fluide et d'une grande puissance de représentation sensorielle. “Par les villages” se construit autour des retrouvailles de frères et sœurs à l'occasion de l'héritage de la maison familiale. L'aîné, Gregor, a quitté depuis longtemps son village natal. Il s'est établi en ville et est devenu écrivain. Hans et Sophie, demeurés au village mènent une vie beaucoup plus modeste. Trajectoires et conditions sociales opposées, désirs d'émancipation ou de retour aux sources, tels sont les ressorts de cette épopée du quotidien au fil de laquelle une vie autre, insoupçonnée, émerge de la vie ordinaire.
Olivier Werner avait mis en scène “Rien d'humain” de Marie NDiaye en 2004 pour notre premier Cartel. Il a rejoint la troupe de la Comédie de Valence cette saison, qu'il entraîne ici dans une nouvelle création.
« “Par les villages” est une géographie de l'être soumis aux climats de sa pensée. La fiction est dans la langue : elle raconte l'humain comme paysage. Un paysage que l'homme transforme et devient malgré lui. À chaque phrase un lieu se révèle, concret, qui ouvre sur un autre à l'insu du parleur. Comme un buvard absorbe l'encre et devient la forme qu'elle invente avec lui. »
OLIVIER WERNER